Communiqués de presse

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

du 27 avril 2022


Nous avons appris par voie de presse la plainte avec constitution de partie civile pour “dénonciation calomnieuse” de Patrick Poivre d’Arvor contre 16 des femmes qui l’accusent de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle, ou de viol.


"Depuis l'emballement généré par la déferlante #MeToo, la libération de la parole des femmes connaît malheureusement son lot d'excès et de dérives, et les moyens mis en œuvre pour servir cet objectif légitime peuvent s'avérer pervers et dévastateurs", écrit-il dans cette plainte, comme le rapporte France Info.


Étant rappelé que ces 16 femmes se sont toutes déplacées pour témoigner auprès de la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP) dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte suite à une plainte pour “viol”, s’adresser directement à la police et à la justice fait-il désormais partie des “moyens (...) pervers et dévastateurs” qu’ont les victimes pour se faire entendre ?


Nous rappelons qu’à ce jour, 26 femmes se sont adressées aux autorités et 16 plaintes ont été déposées contre Patrick Poivre d’Arvor, dont 7 pour “viol”. Une seule ne tombe pas sous le coup de la prescription, celle de Florence Porcel, qui est en cours d’instruction. Une deuxième enquête préliminaire est également en cours, ouverte en décembre après la plainte pour “viol” d’une autre femme.

Nous rappelons également que Patrick Poivre d’Arvor a, avant celle-ci, déposé deux plaintes pour “dénonciation calomnieuse”, la première contre Florence Porcel, la deuxième contre 16 des femmes ayant témoigné au cours de la première enquête préliminaire, et qu’elles ont toutes les deux été classées sans suite par le Procureur de la République (la deuxième ayant été classée deux jours après sa réception).


Nous dénonçons des procédures bâillon de la part de Patrick Poivre d’Arvor comme des tentatives d’intimidation visant à décourager les victimes qui ne se sont pas encore manifestées auprès des autorités d’entreprendre cette démarche douloureuse et difficile.


Nous renouvelons notre soutien à toutes les victimes des personnalités des médias. Nous sommes là pour les écouter, les soutenir, et les accompagner.


#MeTooMédia